En 1917, le morcellement du foncier était extrêmement important dans les cantons du Valais, des Grisons et du Tessin. Dans le canton du Tessin, on pouvait compter jusqu’à 34 parcelles par hectare et un propriétaire pouvait posséder plusieurs centaines de parcelles dans une commune. Dans ces cantons, il n’y avait pas de crédit hypothécaire car les banques ne pouvaient s’appuyer sur un répertoire des biens-fonds assez sûr et en l’absence de mensuration et de registre foncier, elles ne savaient ni où se trouvaient les parcelles ni si celles-ci existaient (pages 38 et 39 de l’ouvrage intitulé 25 ans de mensuration cadastrale en Suisse).