propriété foncière

Origine des litiges fonciers

Senegal 2006

Marché à Touba / Photo: ho visto nina volare

En l’absence d’un système fiable et reconnu de délimitation des bien-fonds, d’enregistrement de leurs caractéristiques ainsi que de leur propriétaire, il y a de grand risques que des litiges fonciers surgissent. En effet, lorsque des populations doivent quitter les terres qu’elles ont hérité et qu’elles exploitent depuis plusieurs générations, des personnes malhonnêtes saisissent cette opportunité pour s’en emparer et les revendre à des acquéreurs de bonne foi. Dans un tel cas, le propriétaire trouvera à son retour, ses terres exploitées par le nouvel acquéreur qui lui démontrera sa bonne foi en produisant un certificat de propriété falsifié. Cette situation est fréquente au Ruanda où de très nombreux litiges fonciers doivent être résolus par les tribunaux.

Lorsqu’un cadastre est établi et que les biens-fonds sont immatriculés au registre foncier, les propriétaires sont assurés de la garantie de leurs droits. Ils peuvent donc envisager d’investir afin de valoriser leur bien. Les banques sollicitées pour un prêt donneront leur accord en prenant pour garantie le bien-fonds. Au Sénégal, pour d’autres raisons, les litiges fonciers sont fréquents. Prenons pour exemple la région de Touba où le problème est exposé dans l’article ci-après rédigé par Mbagnick Diagne.

Vente de terres: Les parcelles de Touba posent problème

Article publié dans l’édition du Soleil (Sénégal) du mardi 20 novembre 2001. Extrait du dossier « Gestion des terres: les litiges fonciers de plus en plus âpres dans le pays »

Auteur: MBAGNICK DIAGNE

Dans la Baol, on soumet de plus en plus aux autorités administratives, religieuses et coutumières, des problèmes fonciers. Certaines personnes de mauvaise intention mettent tout en œuvre pour acheter et revendre des parcelles de terrain à usage d’habitation. Et il arrive très souvent que les acquéreurs de bonne foi, victimes des manœuvres frauduleuses de ces hommes d’affaires et courtiers véreux, sollicitent l’intervention du tribunal régional de Diourbel, afin que ces litiges fonciers soient tranchés, conformément à la loi.

C’est le cas de A. J. S., 47 ans, chaudronnier, domicilié à Diourbel, qui avait déposé en 1998 une plainte au tribunal régional de Diourbel, pour escroquerie. Un de ses cousins lui avait vendu un terrain à Touba, après l’avoir occupé pendant trois ans. Abusant de la gentillesse d’un descendant d’un chef religieux qui lui avait prêté cette parcelle de terre, ce dernier avait fini par y construire un appartement de deux pièces. Le propriétaire du terrain qui vit à Dakar avait mis gracieusement à sa disposition cette parcelle pour l’aider à faire face aux énormes difficultés qu’il avait pour trouver là où se loger. Ce talibé malhonnête a non seulement utilisé le terrain pendant trois ans, mais il l’a vendu avant de s’évanouir dans la nature. On aurait appris par la suite qu’il serait parti aux Etats-Unis.

Le chaudronnier acheteur a fini par être expulsé par le propriétaire légitime du terrain qui n’a eu aucune difficulté à prouver que cette parcelle litigieuse lui appartenait. La mort dans l’âme, le chaudronnier est retourné vivre à Diourbel où il a finalement pris un autre appartement en location à Madinatoul (Keur Gou Mack). On nous soumet souvent, nous explique Dame Fall, chef du service régional des Domaines, des problèmes fonciers de ce genre. Et ces litiges nous viennent de Touba où on a constaté qu’il n’y a pas de sécurité juridique des terrains, qui ne sont pas du tout immatriculés. Ceux qui achètent et revendent ne possèdent aucun titre de vente légal. Ces derniers ne viennent jamais aux services des Domaines pour enregistrer les actes de vente . Des contentieux de ce type sont fréquents à Touba où on note très souvent que deux ou trois personnes brandissent un certificat de vente établi par des vendeurs indélicats.

Au niveau des services des Domaines, précise Dame Fall, il est difficile de vérifier l’authenticité de ces actes de vente, dans la mesure où “ on ne dispose pas de fichiers ou de registres où sont répertoriées des parcelles immatriculées de Touba. Donc, du point de vue domanial, on ne peut pas trouver les solutions adéquates à ces problèmes fonciers. Ce qui fait qu’on est obligé de renvoyer les protagonistes devant le juge. Le receveur des Domaines est un simple technicien qui n’a pas la faculté de juger, même s’il a une idée de l’affaire. Il nous arrive évidemment de mettre à la disposition du juge des éléments d’information qui puissent lui permettre de mieux trancher ces litiges fonciers.

Au niveau du parquet, souligne le Procureur de Diourbel, “ nous n’hésiterons pas à placer quelqu’un sous mandat de dépôt si nous sommes persuadés qu’il a revendu le même terrain à plusieurs personnes. Même si ce dernier est le propriétaire légitime du terrain, il n’a pas le droit d’agir ainsi. Là, il s’agit purement et simplement d’une affaire d’escroquerie. Si on nous fait savoir que c’est un marabout qui a donné le terrain à l’occupant, au vendeur ou à l’acquéreur on présume que celui qui est installé est propriétaire du terrain, jusqu’à preuve du contraire. Dans ce cas, on pourrait bien faire entendre certains chefs religieux à la gendarmerie. Les problèmes fonciers sont complexes à Touba, qui est un titre foncier spécial appartenant à Serigne Ahmadou Bamba.

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A l’île de la Réunion, le géomètre-expert fait face à des générations de conflits fonciers

Cet article a été publié dans la revue « Géomètre » No 7-8, juillet-août 2003

Saint-Denis (La Réunion) Source: Wikipédia

 

« Il y a un contentieux foncier très important à la Réunion; je reçois au moins deux dossiers par semaine du tribunal. » Pierre Brial, installé à Saint-Gilles, s’est fait une véritable spécialité dans l’expertise judiciaire. Le foncier est devenu très cher ces dernières années. Au point d’engager un litige pour 20cm et même d’aller en cassation pour un bornage!

Car tout n’est pas simple sur l’île… Vers la fin du 19e siècle, la plupart des gens possédaient un titre de propriété. Ensuite, pour des motifs économiques, les successions n’ont plus jamais été réglées. Les terrains se sont transmis au sein de la famille, de façon informelle. Au point qu’aujourd’hui il n’est pas rare de retrouver cinquante indivisaires sur un même lot. Sans parler des occupations sans titre qui, longtemps, se sont multipliées.

La situation économique était difficile au début du 20e siècle. On n’avait plus les moyens de payer le géomètre et le notaire. Dans les Hauts notamment, des terrains ont été abandonnés. Ceux en déshérence ont été occupés par les colons (les fermiers des propriétaires). Leurs descendants sont restés.

Il y a quelques décennies, lorsque le foncier a commencé à prendre de la valeur, il y a eu beaucoup d’actes de prescription acquisitive. Les notaires en ont fait « à la pelle » en 70-80, se fondant sur des témoignages de locaux. Générant un tel contentieux qu’en 1990 la chambre des notaires a stoppé le mouvement. « Aujourd’hui, souligne Pierre Brial, les notaires demandent un bornage, ce qui permet d’identifier immédiatement les contestataires; ils peuvent ainsi tout vérifier. »

La création du cadastre dans les années 70 a paradoxalement complexifié la situation. « Les gens malhonnêtes ont pu identifier les terrains abandonnés, les occuper, et dans foulée, invoquer la prescription en faisant témoigner un peu n’importe qui. Il faut reconnaître que c’est parfois encore le cas actuellement. » A tel point que, « depuis un an, les notaires font un affichage sur le site en cas de demande de prescription acquisitive; c’est une excellente formule. »

Tout ceci est bien sûr source de litige aujourd’hui. Il existe un appel à la justice de plus en plus fréquent, ne serait-ce que parce que les liens familiaux d’antan se sont plus distendus. « On appelle le juge même si le problème est mineur », constate Pierre Brial. « D’autant que, dans la famille, il y a toujours quelqu’un qui a droit à l’aide juridictionnelle… »

A cette explosion des contentieux judiciaires sur les limites de propriété, s’ajoute la baisse du nombre des géomètres-experts intéressés par ce domaine. Sept en 1990, deux actuellement, plus quelques occasionnels. Pierre Brial reconnaît qu’il a six mois de mission d’avance. « C’est une masse considérable de dossiers qu’on ne peut pas déléguer au personnel. C’est certes rentable, mais c’est très prenant, et souvent au détriment de la gestion du cabinet. A tel point que je cherche un associé pour les opérations privées. »

Lorsqu’il est mandaté par le juge, le géomètre-expert se transforme en chasseur d’archives. Région, notaires, cadastre, bibliothèques… Tout est mis à contribution. « Quand je retrouve un vieux plan, je suis heureux! C’est l’acte indiscutable pour nous et c’est très confortable pour le juge. » Même si ces vieux actes ne sont pas de première qualité. « J’ai constaté un écart moyen de 30% de superficie entre celle indiquée sur les vieux titres et le bornage actuel. »

« J’ai assisté à des débuts de bagarre »

La seconde étape est celle du terrain, pas toujours agréable. Le Créole a le verbe haut et la dispute facile quand on touche à ce qu’il estime être « sa » terre. « C’est parfois difficile à gérer, mais l’expert est quand même respecté », reconnaît Pierre Brial. « En 500 expertises, je n’ai été menacé qu’une seule fois; mais j’ai assisté à des débuts de bagarre, même si la plupart du temps on en reste aux insultes. »

Mais définir les limites de propriété ce n’est pas tout. Car se pose ensuite la délicate question de l’application des titres. « Les juges demandent des limites objectives. Mais mai, dans mes rapports, je mets toujours en avant les limites d’occupation. Car, si on applique trop rigoureusement les titres, les résultats vont parfois bien au-delà de ce que les gens attendent, même le plaignant. » Pour éviter que le conflit ne dégénère, mieux vaut parfois privilégier les limites d’occupation. Certaines son reconnues par tous, comme la pratique des arbres chandelles, qui traditionnellement marquaient une limite de parcelle agricole, mais aussi les vieux murs…

Au juge ensuite à faire son appréciation juridique de la situation en fonction de ces divers éléments.

Bien des plaignants souhaitent d’ailleurs vivement trouver une solution moins conflictuelle. « La terre, aujourd’hui, c’est un peu le mythe de l’Eldorado. Tout le monde pense qu’en gagnant 20 cm. on va être plus riche. Alors que ça ne couvre que potentiellement les frais du procès. »

Sans compter les mauvaises surprises, parfois cocasses. Comme cette vielle souche de lilas qui marquait la séparation de deux parcelles. L’arbre meurt et un voisin veut se clore. Le pied de l’arbre était très large et les deux voisins se déchirent pour savoir où placer la clôture exactement. Litige, procès, expertise, et le géomètre-expert constate qu’en fait, la vraie limite de propriété est deux mètres plus loin que l’arbre et qu’elle passe en plein milieu d’une maison!

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Abornement – Ordonnance du Grand Conseil bernois du 26 mai 1869

Ordonnance du Grand Conseil bernois du 26 mai 1869 citée par Denis Moine dans le « Quotidien Jurassien »

Les communes jurassiennes ont depuis 1838 l’obligation de procéder à l’arpentage de leur territoire

La carte pour l’établissement du cadastre achevée en 1867, le Grand Conseil bernois ordonne, le 26 mai 1869, l’abornement pour délimiter les parcelles de chaque propriétaire et réaliser avec exactitude les plans communaux.

Les limites de chaque pièce de terre « doivent être pourvues de repères sûrs, bornes en pierres solides, taillées si possible, ayant au moins deux pieds et demi de long et enfoncées aux deux tiers dans le sol ». Les monuments, les murs bien conservés, les pierres solidement fixées, les roches sont admis comme point de délimitation, « mais pas les arbres, les haies, les amas de pierres, les ouvrages en maçonnerie peu consistante, les constructions en bois, les pieux et autres objets peu sûrs ». Chaque repère doit être marqué, « on indiquera distinctement par des traits de ciseau le point d’intersection et la direction des lignes de démarcation ». Pour prouver qu’un repère est bien une borne, en cas de contestation, « il sera placé sous les pierres bornales des témoins composés de matière inaltérable, par exemple fragments de tuiles ou de poterie, dans les endroits marécageux, elles seront établies sur une fondation en pieux et en pierres ». Lorsqu’une limite de parcelle « aboutit à des tournants d’attelage, à des routes, à des chemins, les repères ou bornes de sillon ne seront pas placés aux extrémités mais quelques pieds en arrière dans les sillons de limite. Si les ondulations du terrain empêchent de voir d’une extrémité de la ligne droite à. l’autre, on placera des guides comme signes intermédiaires. Aux emplacements où les rivières et ruisseaux rongent les berges », il sera planté des arrières-bornes, pour que la vraie limite puisse toujours être déterminée.

Il est remarquable de constater que les principes édictés il y a près de 150 ans sont toujours valables.

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Canal du Midi: à la recherche de limites oubliées depuis 1666

rédigé par Jean-Paul Miserez d’après un article de Sébastien Porte paru dans la revue « Géomètre » No 7 de juillet 2001

Canal du Midi. Source: Wikipédia

La société Voies Navigables de France (VNF) souhaite récupérer les terrains lui appartenant mais accaparés par des générations de riverains depuis la création du canal. Une mission confiée à un géomètre-expert.

Depuis 1999, Daniel Laurié, géomètre-expert à Castelnaudary (Aude) a déjà procédé à sept opérations de délimitation du domaine public le long des 50 km qui séparent Naurouze de Carcassonne. A chaque fois, il intervient à la demande de VNF, lorsqu’une partie du domaine du canal a été occupée par un riverain. Et pour définir la limite exacte à chacun de ces points litigieux, il doit se référer à un plan qui remonte à 1772. Car depuis cette date, aucun autre document n’a été établi.

« Il est vrai qu’à une époque, il y a eu un certain laxisme de la part des services de navigation; au fil des années, on a perdu la mémoire du canal« . Si bien que, sur plusieurs générations, de nombreux riverains ont cru de bonne foi qu’ils pouvaient jouir d’un droit de propriété sur des terres qui, en réalité, étaient rattachées au canal depuis sa construction par Pierre-Paul Riquet en 1666.

Dans la plupart des cas, les habitants utilisent ces parcelles pour les cultiver. Dans d’autres, plus rares, elles ont servi pour des constructions; par exemple, la caserne des pompiers est en partie construite sur le domaine du canal. Ainsi, ces habitants payaient des impôts sur des terres qui ne leur appartenaient pas car, la pratique aidant, même le cadastre retenant l’état de possession leur en attribuait parfois la propriété.

La mise en place de nouveaux équipements autour du canal et la perception de redevances pour le passage de réseaux tels que ceux d’EDF ou de France Télécom exige que VNF connaisse avec plus de précision sa propriété.

La mission du géomètre-expert exige à la fois un effort de méthode et de communication. Son travail consiste d’abord à interpréter des documents anciens et à les appliquer sur le terrain, avec les problèmes de conversions que cela implique : les distances sont en effet exprimées en unités de l’époque, à savoir la toise, le pied et le pouce, et les plans sont à l’échelle approximative du 1:288. Ensuite, il doit inviter les riverains à assister à la matérialisation des limites, ce qui requiert à chaque fois un certain travail d’explication. « Quand VNF veut récupérer son domaine, il se heurte à l’incompréhension des riverains« , explique le géomètre-expert. « La principale difficulté, c’est donc de leur faire comprendre d’où provient la source de la délimitation, car leur première réaction est de dire qu’ils ont toujours été là. Alors, pour le moment, c’est plutôt amer, mais cela reste clame, et l’opération est d’autant mieux acceptée qu’elles est réalisée par un géomètre-expert. Car l’avantage de faire appel à notre profession, c’est justement qu’elle a une réputation d’impartialité. Désormais, VNF s’adresse à moi parce que j’ai l’avantage de connaître à la fois le dossier et la méthode« .

Trois siècles de laxisme

En 1666, le roi Louis XIV charge Pierre-Paul Riquet de faire construire un canal pour relier la Garonne à la Méditerranée. Cette décision va donner naissance à l’un des ouvrages les plus prodigieux jamais réalisés en France depuis l’empire romain : le canal du Midi. Pour cela, Riquet est autorisé à prendre toutes les terres nécessaires de sorte à composer un « fief ». Et avant même qu’il ne soit procédé aux acquisitions des terrains, les limites de ce fief sont fixées à 6 toises de part et d’autre du canal.

En réalité, la superficie des terres acquises s’étendra au-delà de cette ligne à plusieurs endroits. Mais Riquet ne songe pas tout de suite à faire matérialiser les limites de sa propriété. Si bien que de nombreux riverains commencent à se réapproprier des parcelles qu’ils avaient pourtant cédées à bon prix. Pendant un demi-siècle, les propriétaires du canal, c’est à dire les héritiers de Riquet, confrontés à d’importantes difficultés financières, ignorent ces usurpations. Jusqu’à ce que, dans les années 1730, les premiers conflits éclatent avec les riverains qui revendiquent ces terres excédantes. En 1764, les Etats du Languedoc ordonnent alors à un arpenteur de procéder au bornage du domaine. Mais ils choisissent de s’appuyer sur l’édit de 1666, c’est-à-dire de suivre la ligne des 6 toises. Le problème des terres excédantes n’est donc toujours pas résolu. De plus, au fil des années, des bornes disparaissent, d’autres sont déplacées. En 1772, l’arpenteur refait les plans, en précisant cette fois la partie du domaine située au-delà des bornes par un liseré bistre. Et à la veille de la Révolution, le bornage est considéré comme terminé.

Cependant, dans les années qui suivirent, certains riverains s’installent à nouveau sur ces terres, pensant qu’elles leurs appartiennent au moins jusqu’aux bornes. Bien souvent, ces possessions récupérées sans titres sont même entérinées par les notaires, et les agents du cadastre de l’époque. En 1789, l’ensemble du domaine a été confisqué par l’Etat, puis Napoléon en a confié l’exploitation à une société privée, mais le flou continue à régner. Car, deux siècles après la construction du canal, on se réfère encore à ce tracé « des 6 toises » qui ne correspond à aucune limite réelle.

Depuis 1897, le canal du Midi est revenu dans le domaine public de l’Etat. Il est aujourd’hui géré par les Voies Navigables de France, un établissement public qui dépend du ministère de l’Equipement. Alors que celui-ci se préoccupe enfin de connaître les limites exactes de son patrimoine, il n’a d’autre choix que d’exhumer le seul document foncier valable à ce jour : un plan vieux de 230 ans, inspiré d’un édit du Roi-Soleil, ignoré par des générations de riverains, mais validé depuis lors par une loi.

Plus d’informations sur le Canal du Midi : www.canal-du-midi.org / www.canalmidi.com